Collectionneur d'empreintes de timbres en 1900 ?
Je suis récemment tombé sur une carte postale envoyée d'Amsterdam à Werkendam le 1er mai 1900. Le destinataire, M. Blommers, travaillait, si l'on en juge par l'adresse, au bureau télégraphique de Werkendam, dans le Brabant-Septentrional, près du Biesbosch.
Et là, la curiosité est inévitable. Pourquoi toutes ces marques de cachets administratifs sur la carte ? J’ai jeté un coup d’œil rapide au verso, car un message était écrit en bas.
Il s'agissait d'un petit timbre circulaire, dont l'empreinte figurait sur la carte datée du 2 mai 1900, reçue entre six et sept heures du matin. L'empreinte portait la mention « REFUSÉ ». Ce timbre servait à marquer une lettre ou une carte qui, pour quelque raison que ce soit, n'avait pu être distribuée et dont l'expéditeur était inconnu. Ces envois étaient alors acheminés au siège social de La Haye, où une lettre pouvait être ouverte afin de tenter de retrouver l'expéditeur.
Deux tampons portant le nom du bureau. L'un, en caractères sans empattement, servait à tamponner les formulaires et, auparavant, lorsque le bureau auxiliaire ne disposait pas encore d'un petit tampon rond, à tamponner les timbres-poste et les taxes postales. L'autre, en caractères cursifs, était utilisé uniquement par le bureau de télégraphe pour tamponner les formulaires de télégrammes et autres documents similaires.
En outre, un timbre circulaire contenant le texte : Rijkstelegraaf Werkendam et une impression difficile à lire de l'ancien sceau de cire de Werkendam.
Enfin, une empreinte du timbre « insuffisant », imprimé sur les lettres et cartes non affranchies ou insuffisamment affranchies, et pour lesquelles le destinataire devait payer l'affranchissement. Il en résulte une belle carte, ornée sans raison particulière d'empreintes de timbres de toutes sortes. Sans but précis, certes, mais qui donne à réfléchir. Qu'adviendrait-il de ces deux personnes, M. Blommers et Mlle Wijnman ?


