Star girl contre tatouages traditionnels
La jeune star belge fait la une des journaux depuis des semaines. Elle aurait été victime d'un tatoueur extrémiste qui lui aurait tatoué 56 étoiles sur le visage au lieu de 3. La jeune femme se serait endormie pendant la séance. Selon un examen dermatologique, le tatouage a été réalisé trop profondément, provoquant l'évanouissement de Kimberley Vlaeminck, 18 ans. Mais la rumeur court que la jeune fille aurait elle-même choisi les 56 étoiles. Cependant, lorsque son père a vu le résultat, furieux, elle aurait inventé l'histoire. D'autres soupçonnent un coup monté par une station de radio. Une chose est sûre : la jeune star a fait grand bruit. Les Maoris seraient sans doute stupéfaits par tout ce remue-ménage.
Les Maoris connaissent bien le ta moko. Il s'agit d'un type de tatouage réalisé non pas par de nombreux petits points, mais par grattage et incision de la peau. De ce fait, la peau tatouée d'un moko n'est pas lisse, mais sillonnée. Les Maoris de haut rang portaient des mokos, considérés comme un signe de beauté. Les hommes arboraient généralement des mokos sur le visage, les fesses et les cuisses, tandis que les femmes les portaient sur les lèvres et le menton. De nos jours, l'ancienne technique de grattage est rarement utilisée ; le tatouage lui est désormais préféré. Parfois, des mokos sont dessinés sur la peau à des fins touristiques. Un motif de tatouage maori figure sur un timbre-poste néo-zélandais (1970).
En Bosnie-Herzégovine, le tatouage traditionnel est pratiqué exclusivement par la population catholique et presque exclusivement par les femmes. Il s'agit généralement de croix tatouées sur les mains, les poings et les avant-bras, parfois sur la poitrine ou le front. Sous le régime islamique, ces tatouages visaient à empêcher l'emprisonnement des femmes catholiques ou leur conversion. De nos jours, les tatouages traditionnels sont rares et ne se voient plus guère que sur les femmes âgées. Le timbre-poste de Bosnie-Herzégovine de 2004 présente un bel exemple de la main d'une femme tatouée de façon traditionnelle. Dans les îles du Pacifique Sud, comme la Polynésie française et les Samoa, les tatouages sont réalisés à l'aide d'un peigne à pointes acérées, frappé avec un bâton. Aux Samoa, le tatouage est un signe de statut social. Un tatouage est appelé « pois ».
La série de timbres samoans de 1981 illustre l'art d'appliquer un pois.
La Polynésie française a émis des timbres en 2000 en l'honneur d'un festival international du tatouage. De magnifiques timbres représentant des tatouages traditionnels.
Certains chercheurs pensent que le tatouage existe depuis la Préhistoire. On dit qu'il était déjà représenté sur des gravures rupestres. Cependant, cela n'a jamais été prouvé. Après tout, le corps humain se décompose rapidement. Très rarement, on découvre un corps bien conservé d'une civilisation ancienne, comme celui d'un homme congelé dans un glacier en 1991. Des randonneurs ont découvert ce corps, qui s'est avéré vieux de 5 300 ans. On y a trouvé 57 tatouages. Il y a quelques décennies, les tatouages étaient encore considérés comme un phénomène de marins et, de plus, étaient souvent associés à la criminalité. Aujourd'hui, on voit des tatouages dans tous les milieux. Les tatouages sont à la mode.
En 2006, Aland a imprimé des tatouages modernes sur des timbres-poste.
On peut les aimer ou non. Une chose est sûre : certains tatouages sont de véritables œuvres d’art.

Voici un autre tatouage « moderne » d’Elvis Presley :
http://filavaria.punt.nl/index.php?r=1&id=425816&tbl_archief=0#425816