Patrimoine noir – Partie 2

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Bien souvent, en parcourant des collections de timbres, je découvre des représentations de personnes ou de sujets qui m'étaient totalement inconnus. C'est d'ailleurs ce qui fait le charme de la philatélie : un loisir à la fois fascinant et instructif. Cet article fait suite à une série consacrée à la série de timbres américains intitulée « Héritage noir ».

USA 1940

Le treizième amendement à la Constitution des États-Unis, commémoré sur le timbre ci-dessus, abolit l'esclavage et le travail forcé, sauf en cas de condamnation pour un crime. Au Congrès, il fut adopté par le Sénat le 8 avril 1864 et par la Chambre des représentants le 31 janvier 1865. L'amendement fut ratifié par le nombre requis d'États le 6 décembre 1865.

USA 1948

George Washington Carver (né probablement dans les années 1860, décédé en 1943) est né esclave et devint l'un des scientifiques et inventeurs les plus éminents de son époque, ainsi qu'un professeur à l'Institut Tuskegee, en Alabama. Chimiste agricole, agronome et expérimentateur, il contribua à révolutionner l'économie agricole du Sud des États-Unis grâce à la mise au point de nouveaux produits dérivés de l'arachide, de la patate douce et du soja.

USA 1967

Frederick Douglass était un réformateur social, abolitionniste, orateur, écrivain et homme d'État américain. Après s'être échappé de l'esclavage dans le Maryland, il devint une figure de proue du mouvement abolitionniste au Massachusetts et à New York, se faisant remarquer par son éloquence et ses écrits incisifs contre l'esclavage. À son époque, les abolitionnistes le considéraient comme un contre-exemple vivant aux arguments des propriétaires d'esclaves selon lesquels les esclaves étaient incapables intellectuellement de se comporter en citoyens américains indépendants. Les habitants du Nord avaient alors du mal à croire qu'un orateur aussi brillant ait été un jour esclave.

WC Handy, États-Unis 1969

William Christopher Handy (WC) est né à Florence, en Alabama, le 16 novembre 1873. Il a fréquenté les écoles publiques de l'Alabama et, après avoir obtenu son diplôme, est devenu instituteur puis a travaillé dans des usines sidérurgiques dans tout le sud.

À la fin des années 1880, Handy joua du cornet dans un quatuor musical. Ce quatuor effectua une tournée et se produisit à l'Exposition universelle de Chicago en 1893. Il passa quelque temps à Huntsville, au Texas, comme chef d'orchestre et professeur de musique à l'A&M College, puis s'installa à Clarksdale, dans le Mississippi, où il enseigna la musique dans les écoles locales.

En 1913, Handy fonda sa propre maison d'édition, devenant ainsi le premier Afro-Américain à le faire. Outre l'incomparable « St. Louis Blues », le catalogue de W.C. Handy comprend « Memphis Blues », « Yellow Dog Blues », « Joe Turner Blues », « Beale Street Blues », « Hesitating Blues », « Ole Miss », « Afromerica Hymn », « Harlem Blues », « Basement Blues », « Loveless Love (Careless Love) », « Chantez Les Bas », « Aunt Hagar's Blues », « East St. Louis Blues », « John Henry », « Annie Love », « Hail to the Spirit of Freedom », « Big Stick Blues March » et « Atlanta Blues ». Il n'a jamais cessé de lutter pour la dignité des Afro-Américains, et plus particulièrement celle des musiciens afro-américains, souvent considérés comme des citoyens de seconde zone, même au sein de la communauté noire.

WC Handy est décédé à New York le 29 mars 1958. Son héritage perdure grâce aux WC Handy Awards annuels et au WC Handy Blues Festival qui se tiennent dans sa ville natale de Florence, en Alabama.

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