Patrimoine noir – Partie 12

Le timbre de 2006 de la série « Héritage des Noirs américains » mettait à l'honneur Hattie McDaniel (1893-1952). Actrice, elle interprétait souvent des domestiques et autres rôles stéréotypés. Elle a joué dans plus de quatre-vingt-dix films. Pour son interprétation de Mammy, la servante, dans le film « Autant en emporte le vent » (1939), Hattie McDaniel a remporté l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle, devenant ainsi la première Afro-Américaine à recevoir une telle distinction.

La carrière musicale exceptionnelle de la chanteuse Ella Fitzgerald était à l'honneur dans le numéro de 2007. Pendant plus d'un demi-siècle de carrière, tant sur scène qu'en studio, Ella Fitzgerald s'est imposée comme la « Première Dame de la Chanson ». Elle a remporté treize Grammy Awards, la Médaille nationale des arts, les Kennedy Center Honors et a été intronisée au Lincoln Center Nesuhi Ertegun Jazz Hall of Fame. La Society of Singers a créé un prix récompensant l'ensemble d'une carrière, faisant d'elle la première lauréate du prix « Ella ».

Le premier écrivain afro-américain à avoir acquis une renommée internationale fut Charles W. Chesnutt, dont le portrait figure sur le timbre de 2008. En 1887, sa nouvelle « The Goophered Grapevine » (« goophered » signifiant « maudit » ou « ensorcelé » en anglais américain) parut dans le magazine The Atlantic Monthly, fondé en 1857. S'exprimant fréquemment contre la discrimination raciale, ses écrits étaient réputés pour leur analyse approfondie de la lutte pour les droits civiques, révélant souvent les contradictions inhérentes aux attitudes raciales. Chesnutt reçut le prix Spingarn de la NAACP pour son « œuvre pionnière en tant qu'artiste littéraire dépeignant la vie et les luttes des Américains d'origine noire ». La médaille Spingarn est décernée chaque année par la NAACP pour une contribution exceptionnelle d'un Afro-Américain.

Une voix du Sud (1892) est le seul ouvrage publié par l'une des plus éminentes universitaires et éducatrices afro-américaines de son époque. Née esclave en 1858, Anna Julia Haywood Cooper vécut jusqu'à 105 ans et son effigie figura sur le timbre commémoratif du patrimoine noir de 2009. Elle devint la quatrième femme afro-américaine à obtenir un doctorat, en histoire, à l'Université Paris-Sorbonne. Elle s'illustra au sein de la communauté noire de Washington, D.C., où elle fut directrice du lycée M Street, période durant laquelle elle écrivit. Une voix du SudDans cet ouvrage, elle aborde une variété de sujets, allant des droits des femmes à la lutte contre l'injustice raciale, de la ségrégation à la critique littéraire. La première partie est principalement consacrée à l'éducation des femmes afro-américaines. Elle a fondé plusieurs organisations pour promouvoir les droits civiques des Noirs, dont la Ligue des femmes de couleur.

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